Débarqué à l’UFC avec une ‘hype’ comme peu de combattants ont bénéficié, Tom Duquesnoy a brillamment passé son premier test dans la Big League samedi soir dernier, en défaisant Patrick Williams par TKO au second round.

La soirée ne fut néanmoins pas si simple pour le français, qui a été quelque peu mis en difficulté en début de combat, avant de progressivement prendre l’ascendant et gagner.

Invité à réagir sur sa performance en conférence de presse, Duquesnoy révèle qu’il n’en attendait pas moins de son adversaire:

Patrick Williams est très puissant, très explosif, et très imprévisible. Il m’a eu, je crois, avec une droite probablement, et j’ai perdu l’équilibre en posant peut-être un genou au sol. Je ne pense pas avoir été touché à ce moment là, mais je ne veux pas le sous-estimer, il a fait un très bon combat. Il est très coriace, et il a le niveau UFC sans aucun soucis.

Une fois l’orage passé, le ‘Fire Kid’ a ensuite lâché ses genoux et ses coudes pour laisser Williams au bord du KO juste à la fin du premier round, avant d’utiliser les mêmes armes pour le terminer à la reprise.

J’étais tout proche de le finir (au premier round), le gong a sonné. Mais j’ai senti que c’était la fin (pour lui) et cela m’a motivé à continuer… Dans ma tête je voulais le finir à ce moment-là, et j’ai senti que cela allait arriver.

Duquesnoy confirme également que l’utilisation des coups de coude faisait partie de sa stratégie, pour contrer la puissance et la lutte de l’américain.

Depuis le tout début de ma carrière, j’utilisais déjà toujours mes coudes. C’est aussi quelque chose que je travaille beaucoup tous les jours. C’est un des trucs des européens, parce que nous avons un muay-thaï et un kickboxing de haut niveau là-bas. Donc contre les lutteurs de haut niveau américains, j’essaye d’utiliser les coudes comme (arme) anti-lutte. Les gars sont très forts au niveau du haut du corps, et parfois je suis moins fort. C’était le cas contre Patrick qui était très fort, j’ai donc essayé d’utiliser les coudes parce que ce n’est pas utilisé à mi-distance que ce soit en boxe ou en lutte, et je suis bon dans cela, donc à ce moment j’ai essayé d’utiliser le coude et ça a marché.

La suite, Tom Duquesnoy l’envisage maintenant plus sereinement avec cette première victoire qui lui a permis de réellement se jauger avec le niveau UFC. « Étape par étape », le natif de Lens se voit bien aller chercher la ceinture.

Étape par étape… (C’est) une question de feeling, une question de timing, je suis conscient qu’il n’y a pas que le MMA dans la vie. Le MMA est principal, mon objectif professionnel, et je ferai tout pour prendre la ceinture dès que possible. Mais d’un autre côté, vous devez respecter certaines étapes, à la fois psychologiques, (qui relèvent) l’expérience, techniques, donc je vais faire les choses par étape comme je l’ai toujours fait dans ma carrière pour être certain de gagner le titre.

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5 COMMENTAIRES

  1. L’intégralité de la retranscription:

    Sur son sentiment après sa victoire:
    « Bien, ravi d’être ici. Vous savez, l’UFC est un rêve qui devient réalité mais c’est aussi la continuité de mes objectifs professionnels. C’est un mixe entre « c’est normal » et de « je suis vraiment ravi », parce que c’est énorme. J’ai l’habitude de combattre en tête d’affiche mais vous ne pouvez pas comparer cela à un spectacle comme l’UFC. »

    Sur son KD:
    « Une perte d’équilibre, probablement… Patrick Williams est très puissant, très explosif, et très imprévisible. Il m’a eu je crois avec une droite probablement, et j’ai perdu l’équilibre en posant peut-être un genou au sol, je ne pense pas avoir été touché à ce moment, mais je ne veux pas le sous-estimer, il a fait un très bon combat, il est très coriace, et il a le niveau UFC sans aucun soucis. »

    Sur les coups de coude:
    « Depuis le tout début de ma carrière, j’utilisais déjà toujours mes coudes. C’est aussi quelque chose que je travaille beaucoup tous les jours. C’est un des trucs des européens, parce que nous avons un muay-thai et un kickboxing de haut niveau là-bas. Donc contre les lutteurs de haut niveau américains, j’essaye d’utiliser les coudes comme (arme) anti-lutte. Les gars sont très forts au niveau du haut du corps, et parfois je suis moins fort, surtout contre Patrick qui était très fort, j’ai donc essayé d’utiliser les coudes parce que ce n’est pas utilisé à mi-distance que ce soit en boxe ou en lutte, je suis bon en cela, donc à ce moment j’ai essayé d’utiliser le coude et ça marche. »

    Sur son sentiment à la fin du round 1:
    « Oui, j’étais tout proche de le finir, le gong a sonné. Mais j’ai senti que c’était la fin (pour lui) et cela m’a motivé à continuer… Dans ma tête je voulais le finir à ce moment-là, et j’ai senti que cela allait arriver. »

    Sur la fatigue prématurée de son adversaire:
    « Maintenant que le combat est fini, je peux le révéler. Le gameplan était de, l’une des guidelines était de le fatiguer en lui mettant beaucoup de pression. Pas trop, parce que si vous vous rapprochez un peu trop de lui il peut utiliser cela contre vous. C’était donc un mixe entre pression sans aller trop de l’avant… Et à un moment, après la 3e minute du 1er round j’ai sentais qu’il serait fatigué, et c’est arrivé. J’étais donc ravi que cela arrive, parce qu’il était très fort, et cela a marché. Après, les coudes ont fonctionné. La prochaine fois, ce sera peut-être le middle kick qui fonctionnera, mais cette fois c’était le coude, donc je suis content. »

    Sur Greg Jackson qui l’entraîne:
    « Cela fait maintenant 3 ans que nous travaillons ensemble, et c’est un honneur pour moi de travailler avec lui. Il a un très haut niveau, il est très intelligent, et très créatif. Il est aussi très ouvert d’esprit parce que mon coach de France Bourama Traoré connu pour être l’homme de l’ombre est le gars qui m’accompagne depuis le tout début de ma carrière, et il nous a beaucoup aidé sur le gameplan. En fait, le gameplan était un mixe entre Greg Jackson et Bourama Traore mon coach français qui nous a aidé depuis 2 mois. »

    Sur la suite:
    « Etape par étape… (C’est) une question de feeling, une question de timing, je suis conscients qu’il n’y ait pas que le MMA dans la vie. Le MMA est le principal, mon objectif professionnel, et je ferai tout pour prendre la ceinture dès que possible mais d’un autre côté vous devez respecter certaines étapes, à la fois psychologiques, (relevant de) l’expérience, techniques, donc je vais faire les choses par étape comme je l’ai toujours fait dans ma carrière pour être certain de gagner le titre. »

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