le parcours du combattant… du jeune padawan!!!

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    LK
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    un petit article, relatant un peu l envers du decors et la realité tres terre a terre d un jeune qui souhaiterai se lancer ds le muay thai et eventuellement faire de la compet, a son petit niveau regional ou national, vraiment marrant et realiste, je voulais partagé ca, l article est ecris du point de vue d un jeune nakmuay, mais il en va de meme pour bcp d autres sport de contact… enjoy

    et si je faisai de la thai!!!

    Pour les grands champions les adversaires se nomment Saenchai, buakaw , youssef mais pour les jeunes pratiquants les obstacles et difficultés qu’ils rencontrent sont beaucoup plus terre à terre.

    Cet article est une description du chemin de croix qui attend tout nouveau nakmuay de son premier entrainement à ses premiers combats.

    Plutôt comique la plupart du temps, le jeune nakmuay devra composer avec sa vie personnelle et sa passion récente pour le muay thai Entre baisse de motivation, des douleurs encore inconnues jusque-là et la réalité de se retrouver sur un ring face à un adversaire pour la toute première fois, le parcours initiatique du combattant est tantôt comique tantôt dramatique. Il est vécu par des centaines de personnes tous les ans qui vivent là un baptême du feu, c’est ce qu’on vous raconte et décrit à travers différentes anecdotes et témoignages de nakmuays amateurs

    Avant d’arriver aux premiers pas sur le ring, tout nakmuay débute la pratique de son nouveau sport. Si préjugés et idées reçues vont voler en éclat, la difficulté du muay et de ses techniques vont frapper le nouveau pratiquant de plein fouet …

    Quand on regarde les thaïs fights et les vidéos de combat il y a une multitude de paramètres auxquels on ne prête pas du tout attention, parce qu’à l’écran les combattants n’y prêtent pas eux une attention flagrante

    Pourtant, c’est toutes ces choses qui sont devenues naturelles pour un nakmuay expérimenté que le jeune adhèrent découvrent lors de ses premiers entrainements.

    Tout apprendre depuis le debut

    Pour notre jeune combattant cet abysse de méconnaissance devient vraiment effectif et très tangible lors du tout premier shadow de l’échauffement lance par le coach

    Le shadow, qui deviendra par la suite le meilleur ami de tout nakmuays qu’il pratiquera sans retenu sous sa douche, dans les ascenseurs, dans la rue ou en faisant son footing est pour le moment le cauchemar de notre futur saenchai et le met devant l’ampleur de la tâche qui l’attend.

    Le shadow est base sur des enchainements qu’on pratique dans le vide.. souci .. Un jeune pratiquant n’en connait absolument aucun Le shadow dans ces conditions se résume a un shadow du jab, voir d’une droite ou d’un petit coup de coude pour les plus téméraires.

    Une autre barrière va tomber : celle de la douleur. A la tv, c’est curieux on voit jamais un Youssef Boughanem ou un Sangmanee avoir mal. En tout cas c’est ce que l’on croit, parce que le muay est vraiment un sport très douloureux et ne pas grimacer sous les coups et savoir encaisser sans trop broncher cela s’apprend

    Si les champions redoutent les coups de genoux, les middles et les ouvertures, et si bien sûr en tant que jeune pratiquant on se dit que c’est ce style de coup qui va nous faire souffrir on est pourtant bien loin de la réalité …

    Le petit doigt de pied, l’ennemi du debutant

    La réalité de la douleur du jeune nakmuay est beaucoup plus vicieuse et le plus souvent c’est lui-même qui se l’occasionne : la rencontre du « petit doigt de pied avec le genou de son partenaire de sparring qui a bloqué trop tard pendant que nous on n’était pas à distance »

    La distance de combat est un potentiel problème auquel un jeune pratiquant n’aura pas pensé dans ses difficultés de départ à apprendre le muay thai. On va donc se retrouver avec tout un type de petites blessures qu’on ne soupçonnait même pas, très éloignées de celles des grands champions.

    Les débuts en muay sont relativement douloureux, plus on est débutant et moins on maitrise ses coups et ses frappes. Vous avez 10 fois plus de chance de vous faire blesser par un nakmuay débutant que par Fabio Pinca au cours d’une session de sharing

    La réalité de la difficulté de combattre une personne prend toute sa signification pendant le premier sparring. Pour certain c’est la toute première fois de leur vie qu’il se retrouve en face d’une autre personne en situation de combat. C’est assez impressionnant et plusieurs aspects deviennent effectifs

    Combattre c’est finalement tres complexe

    Le premier c’est qu’au début arriver à trouver un endroit ou frapper dans une garde, c’est beaucoup plus difficile qu’on ne le pense. Quand on regarde les combats de pro, ça envoie des frappes a cent a l’heure et en continue, mais dans la réalité parvenir juste à trouver un trou dans une garde c’est très complexe. Paradoxalement, si la garde de notre adversaire nous parait infranchissable la nôtre nous semble ressembler à un filet de pêche plein de trous

    On se rend aussi compte à quel point bloquer un coup est difficile ! Voir arriver les coups est très complique et on se retrouve à bloquer avec le cote droit une attaque qui venait en fait à gauche.

    Tous ces aléas ne sont pourtant pas le plus grand ennemi du nouveau combattant, celui-ci se nomme « la motivation »

    Cette baisse apparait souvent une fois que l’effet nouveauté du muay s’est un peu estompe et que la surprise a laissé la place aux entrainements classiques

    Il y a une différence énorme entre partir s’entrainer pour un sport de combat et partir s’entrainer a un sport ou il’ n’y a pas d’échanges de coups. Quand on part à l’entrainement d’un sport de combat on SAIT qu’on va souffrir, on sait qu’on aura mal.

    Ce conditionnement mental joue bien entendu sur la motivation de tout jeune pratiquant. Cette baisse de motivation apparait souvent entre le moment où on termine sa fin de journée déjà difficile et le moment où on passe chez soit récupérer ses affaires de boxe ..

    Le plus dangereux des nakmuays

    C’est alors qu’on affronte un adversaire redoutable qui s’appelle « Canapé » du camp « grosse flemme ». Pour peu que cet adversaire soit entrainé par « match de ligue des champions » et comme homme de coin « PlayStation », l’issue du combat ne fait pas grand doute …

    Ce nakmuay dangereux, Canapé, met ko des centaines de pratiquants amateurs chaque année. Au début, le plus difficile en fin de compte ce n’est pas de faire l’entrainement mais c’est d’y aller

    Plusieurs nakmuays qui sont aujourd’hui classe C-B, qui ont passé ce cap de la motivation nous ont dit à quel moment ils ont su qu’ils commençaient vraiment à aimer ce sport

    « Quand tu sèches l’entrainement, pendant toute la durée du training tu vas regarder l’heure et tu vas t’imaginer ce que tes potes font à ce moment-là dans la salle. T’as beau séché l’entrainement, en fait tu culpabilises à fond et tu le vis en imaginant ce qu’il se passe. La différence c’est qu’à la fin des entrainements tu te sens bien, sauf que la quand tu sais que l’entrainement est terminé et que tu n’y es pas allé pour une raison bidon, tu te sens assez comme un perdant »

    C’est en fait quand tu ne peux pas t’entrainer que tu te rends compte que ça te manque et que le muay commence à rentrer dans ta vie au niveau perso .. C’est un grand déclic et souvent la tu te donnes encore plus à fond parce que t’as compris que c’était quelque chose de nouveau qui te correspond »

    Le premier fight …

    L’annonce de son premier fight par son entraineur est un moment important, malheureusement la aussi la réalité va vite prendre le pas sur la fiction et nos espoirs de prestations a la saenchai lors du combat seront bien loin dans les faits. Le retour sur terre sera brutal lors de la confrontation qui approche

    Les premiers fights ont souvent lieu pour les coupes / championnats de France. Et le combat numéro un lors de ce genre de manifestation, c’est l’attente.

    Le nouveau nakmuay est confronté à des attentes qui peuvent durer 6-7-8 heures avant de boxer, c’est très difficile de rester motive et concentrer à fond jusqu’ au début du combat. Ce sentiment d’attente devient exaspérant et la motivation laisse la place à l’énervement

    La dose de stress est évidement maximale, c’est la première fois qu’on monte sur le ring ou sur des tatamis … c est selon …. Finalement plus le combat approche et plus le jeune combattant se pose une question qu’il a essayé d’occulter depuis le début : et si je me prends un ko après 5 secondes ?

    Petit à petit le combattant se rend vraiment compte dans quoi il s’est embarque et le retour en arrière parait complique, voire impossible. Pour le soutenir et grâce à son lobbying massif notre fighter se retrouve avec ses parents, ses amis et sa copine/copain dans le public

    Ce public tout acquis à sa cause et qui ne connait finalement le muay que par ses dires, va voir arriver sur le ring son protégé avec protège tibias, plastrons, coudières, casques. « Je te jure que j’ai vu, simultanément le regard de ma mère se transformer pour laisser place à l’apaisement et celui de ma copine interloque qui sous entendait mais c’est quoi ce délire »

    Qu’est ce que je fous la

    Et oui, là aussi, le rendu n’est pas le même que dans les vidéos du Thai fight..et combattre harnaché de la sorte ne facilite pas une boxe au paroxysme de la technique (mais c’est totalement nécessaire et obligatoire pour les classes amateurs D-C)

    Le vrai moment de solitude intervient au moment où « tu quittes ton entraineur sur le ring pour marcher vers l’arbitre et ton futur adversaire. Là c’est clair que tu te demandes, même juste une seconde, mais qu’est-ce que je fous la »

    Le fight qu’on s’était imaginé 200 fois dans nos têtes et mettant au point toutes nos techniques les plus perfectionnées ne ressemble pas du tout à la réalité du moment, mais point primordial, on n’a plus ce sentiment de peur et de crainte qu’on pouvait avoir juste quelques secondes avant. C’est d’ailleurs assez déroutant.

    Le combat, en revanche, ressemble le plus souvent à gros pugilat et si nos protections nous semblent utiles elles nous paraissent tout d’un coup comme un frein évident au bon déroulement de notre boxe a la saenchai

    Parce que la réalité d’une boxe ou on est protégé des pieds à la tête c’est que protèges tibias coudières casques ne restent pas bien longtemps en place après les premiers échanges. Et le nouveau nakmuay se retrouve à lutter face à protégé tibias qui a tourné, une coudière qui est descendu au niveau de l’avant-bras et un casque qu’il a moitie sur l’œil.

    Déjà peu brillant a la base en terme de rencontre fimeuse, ce premier combat est une lutte entre les éléments ambiants et unadversaire qui est autant dans la galère que vous. Oublie les enchainements propres, les coudes retournes pleuvent à foison. Pour certain c’est aussi la grande nouveauté du sentiment de recevoir un low kick plein pot dans la cuisse. Parce que oui, là c’est le combat et votre adversaire et vous-mêmes cherchent à faire mal. Si peu de coups parviennent à destination de façon propre ceux qui y arrivent sont un sentiment nouveau vécu par celui qui les prend

    L’aspect physique en prend un coup

    Mais l’adrénaline aidant, vous ne ressentirez vraiment que tout ça au moment idéal ou vous partirez au boulot le lundi matin. C’est un autre point que les nakmuays amateurs vivent : devoir travailler, étudier, se déplacer, faire ses courses etc avec un visage régulièrement marque par des bleus, des rougeurs et des bosses ….

    Mais pour la plupart des combattants après leur premier fight, ces désagréments sont vraiment mineurs par rapport au sentiment qui les habite à présent. Etre monte sur un ring, même juste une fois est quelque chose d’exceptionnel à vivre. Son principal adversaire étant soi-même. Le sentiment que l’on peut avoir lorsque l’on va se confronter, en tête a tête, sans aucune possibilité de s’enfuir à une autre personne est unique

    Savoir ce qu’on vaut vraiment

    C’est aussi un moyen de savoir ce qu’on vaut « vraiment » et c’est une question qui nous taraude plus ou moins tous. En cas de confrontation face à un adversaire du même poids que moi est ce que j’aurais le dessus en terme de combat ? La difficulté de l’apprentissage du muay est aussi un conditionnement du futur buakaw vis-à-vis des pratiquants expérimentés en termes de respectUn jeune pratiquant se rend compte de la réalité et de la motivation énorme dont on fait preuve les grands champions pour arriver là où ils sont. Un jeune nakmuay connait la pression de monter sur un ring devant sa famille et juste devant quelques dizaines de personnes, quelle est-elle lorsque Youssef monte sur le ring pour la finale du Thai fight suivie par 20 Millions de personnes ?

    Le premier combat est en tout cas unique et il était normal de mettre cela en avant pour les centaines de nakmuays qui parfois ne monteront dans leur vie qu’une seule fois sur le ring mais qui auront vaincu leur propre peur.

    source: muay thai galaxie

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